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Sécherie à chicorée

Plongez dans l’histoire locale en visitant la Sécherie à chicorée d’Audruicq : un lieu unique pour découvrir un savoir-faire traditionnel du territoire.

Un patrimoine unique en France

La Sécherie à chicorée de Vieille-Église est un témoignage unique du patrimoine industriel et agricole de notre région. C’est un site chargé d’histoire, symbole d’un savoir-faire partagé avec nos amis belges. La Sécherie de Vieille-Église est l’unique sécherie à chicorée rénovée de France. Sa restauration et son ouverture au public permettent de transmettre un vrai savoir-faire local.

La Sécherie est ouverte au public depuis 2015 et propose des visites guidées tous les 3ième dimanche du mois (d’avril à octobre) et lors d’événements comme les Journées du patrimoine et la Fête de la Chicorée.

Les visites sont animées par les membres de l’association « Des Racines & des Hommes ».

Visiter la Sécherie à Chicorée

95 rue du Coupe-Vent – Vieille-Église

A partir de l’automne 2026, venez découvrir une scénographie innovante pour en savoir d’avantage sur la chicorée sous toutes ses formes.

Aujourd’hui, son exploitation et animation est confiée à la Communauté de Communes de la Région d’Audruicq, son Office de Tourisme (OTCI) et l’association « des Racines et des Hommes ».

Infos pratiques

Visites guidées tout public

  • Tous les 3ème dimanche à 10h (Avril à octobre)
  • Tarif : 5€ – Sur réservations : 07 67 49 05 89
  • Lors des Journées du Patrimoine et de la fête de la Chicorée

Parking et accès

  • Sortie 50 : Oye-Plage – Autoroute A16
    95 rue du Coupe-Vent Vieille-Église

Visites Guidées pour les groupes à partir de 8 personnes

  • Sur demande et salon disponibilités
    Renseignements auprès des Racines et des Hommes : 07 67 49 05 89

Excursions "Au pays de la Chicorée et des Wateringues"

  • Accueil de groupes en car 

Un patrimoine à transmettre : des animations pour toute la famille

Afin de transmettre l’histoire et le patrimoine de la chicorée aux jeunes générations, l’association a mis en place des animations spécialement dédiées aux familles.

Escape Game « à la recherche des cossettes perdues »

A la demande – selon disponibilités
A partir de 6 ans – 6 pers. maximum – Tarif : 30€

Envie de vous amuser dans un lieu insolite ? Entre amis ou en famille ? Tentez l’expérience de l’escape game dans l’ancienne sécherie de chicorée à Vieille-Eglise.

Entrez dans un bâtiment singulier : Une ancienne sécherie de racines de chicorée où vous avez une heure pour démêler une vingtaine d’énigmes et découvrir la vie des ouvriers dans la première moitié du XXème siècle….

Automne 1944, dans la sècherie Delplace, des cossettes disparaissent régulièrement… Vous devez aider le propriétaire à résoudre le problème à travers les 3 étages, les différentes salles et une série d’énigmes… et en bonus… une surprise vous attend !

 

2025, un jardin des sculptures

Le Jardin des Sculptures, à découvrir en accès libre, au pied de La Sécherie est un parcours artistique et contemporain unique. Il propose une immersion dans l’univers de la racine de chicorée, son histoire, sa culture et sa transformation, à travers des œuvres originales créées par des artistes locaux, notamment Marie-Claude Pette-Debril et Bertrand Fétel.

Origine et Histoire

La culture et la transformation de la chicorée se développent dans le Nord de la France à partir de la fin du 18e siècle, mais c’est surtout après la Première Guerre Mondiale que la région d’Audruicq se spécialise dans la production de chicorée. La sécherie DELPLACE, construite en 1923, est emblématique de cette époque où la chicorée devient une spécialité locale. À son apogée, la région comptait jusqu’à 67 sécheries, dont 23 rien qu’à Vieille-Église, Oye-Plage et Saint-Folquin.

La culture de la chicorée a profondément marqué l’histoire rurale du territoire de la région d’Audruicq qui reste le territoire producteur principal de chicorée de France.

La France est toujours le premier producteur mondial de chicorée.

Architecture

La sécherie de Vieille-Eglise est un grand bâtiment en briques jaunes, dites « briques de sable » composé de trois parties :

  • Le séchoir
  • Le magasin pour stocker la production
  • Le logement des saisonniers dit « logement des belges »

Le séchoir se divise en trois niveaux :

  • Les fours au rez-de-chaussée
  • Les platines sur le 1er et 2ième étage supérieurs, aménagés de petits percements et de volets métalliques pour favoriser la ventilation naturelle.

Quatre hautes cheminées permettent l’évacuation des vapeurs et des fumées, ce qui donne à ce bâtiment une silhouette bien reconnaissable dans le paysage : « Nos cathédrales des plaines ».

Principe de fonctionnement

Le processus de transformation de la chicorée était le suivant : les racines étaient nettoyées, coupées en tranches (les cossettes), puis déshydratées sur des platines par l’action des fours avant d’être refroidies. Les sécheries étaient souvent construites près d’un cours d’eau, canal ou « wateringues » pour disposer d’eau facilement. Les cossettes, stockées dans le magasin étaient ensuite acheminées chez le torréfacteur pour y être torréfiées avant transformation en chicorée en grain, soluble ou liquide, utilisé comme substitut ou complément au café. Le dernier torréfacteur artisanal, Chicorée du Nord, se situe à quelques kilomètres sur la commune d’Oye-Plage.

Un savoir-faire partagé avec nos amis belges

Les Belges ont joué un rôle central dans le développement et le fonctionnement des sécheries de chicorée. Dès la fin du 18e siècle et surtout au 19e siècle, les Belges, experts dans la culture et la transformation de la chicorée, ont apporté leur savoir-faire en France. Ils étaient embauchés comme saisonniers pour travailler dans les sécheries, mais aussi pour construire ces bâtiments selon un modèle architectural évolutif, adapté aux besoins de production des agriculteurs français. Leur présence était telle que les logements des saisonniers étaient appelés : logements des Belges.

Entre 1920 et la fin des années 1970, ce sont de nombreux saisonniers, originaires de Lichtervelde et de ses environs, qui sont venus travailler dans les sécheries de chicorée de la région d’Audruicq. Ces travailleurs saisonniers venus à pied de Belgique ont non seulement participé à la construction des sécheries, mais ils ont aussi transmis leurs techniques de séchage et de transformation de la chicorée.

Leur influence a permis à la région de devenir un centre important de production, avec des méthodes et des infrastructures inspirées de celles utilisées en Belgique. Ils ont marqué la vie locale, tant sur le plan économique que social, en apportant leur savoir-faire et en participant activement à la production de chicorée