AUDRUICQ

Eglise Saint Martin

Architecture :

L’église St Martin d’Audruicq correspond au style architectural "Hallekerque" très courant en Flandre. Elle est composée de trois vaisseaux parallèles. Les nefs sont en briques blondes de sable typiques de la région, avec des ouvertures de style gothique. Le chœur à chevet carré, ajouté à la fin du XIXème est bâti en pierres blanches. Au clocher de 1703 a été ajoutée, en 1772, une tourelle octogonale pour accéder aux cloches fondues à Douai par Drouot en 1878. Celles-ci sont au nombre de 4. Sur l'une d'elles, on lit "J'ai été donnée par la communauté d'Audruick en l'an 1715»Les vitraux ont été réalisés en 1867 par Félix Courmont d’Arras(sauf ceux à l'ouest et dans le narthex. L'explosion du Camp Anglais, le 21 Juillet 1916, (de 1 h du matin à 2 h de l'après-midi) les détruisit. En 1919, ils furent restaurés ; les soldats anglais en offrirent deux représentant St Patrick et St Georges, leurs patrons. Ils sont situés dans le chœur.

Eléments Remarquables :

Le retable date de 1897. Il encadre une copie de la célèbre toile de Vélasquez : "le Christ en croix" dont l'original se trouve au musée du Prado à Madrid : c'est un don de l'empereur Napoléon III.

Le maître-autel, dit de St-Nicolas, date de 1896. Il a été offert par la famille Lecouffe-Wasca. Il comprend un tabernacle, un expositoire et des stalles en chêne du Danemark datant du XVIIIème.

La chaire du XVIIIème siècle, classée, est en bois sculpté. Elle offre de grandes analogies avec la chaire de l'église St-Denis à Saint-Omer. Sur celle-ci est représentée St-Luc, St-Marc, un Christ tenant un globe, St-Matthieu et sur la porte St-Jean.

Les Autels. A gauche, un autel moderne a remplacé, en 1920, l'ancien autel de la Vierge qui menaçait de ruine : il a été offert en remerciement lors de la guerre 14-18.
A droite, l'ancien autel polychrome de Saint-Martin est orné d'une peinture qui représente le martyre de St Blaise. Il date du début du XVIIIème siècle. Il se compose d’une statue de Saint-Martin, patron de la paroisse.

orgueL'orgue provient de l'église audomaroise de Sainte-Marguerite. Construit vers 1780, il est vendu à un certain Bernout en 1792. On attribue son remontage à l'église d'Audruicq en 1793 à Jean-François Guilmant II, de Saint-Omer. Il s'agissait vraisemblablement à l'origine d'un instrument à clavier unique. Diverses transformations interviennent en 1861. Puis, en 1913, on l'enrichit de 270 nouveaux tuyaux en zinc, spotted et sapin. Devenu inutilisable, il est réparé en 1992. En parfait état de fonctionnement, il comporte, actuellement, deux claviers-pédaliers et 18 jeux. Une statue polychrome de sainte Marguerite a trouvé place sur la tourelle centrale.

Un peu d'histoire ...

Audruicq était sans doute occupée à l’époque romaine sous le nom d’Aldrovicum. Baudouin II, le fils du comte de Guînes (Arnould le Grand) est considéré comme le fondateur de la ville qu’il aurait érigée en 1175. Baudouin II fait chevalier par l’archevêque de Cantorbéry affectionnait Audruicq où il aimait se retrouver avec sa cour. Il érigea la ville en place forte qu’il fit entourer de doubles fossés. Baudouin II fit construire un château ainsi qu’une chapelle en l’honneur de Saint Nicolas. Selon un document de 1150, l'église se trouvait sur la place actuelle. Elle s'étendait à l’endroit où était édifié le Kiosque. Elle fut agrandie à la fin du XIIIème siècle. Cette église était placée sous le vocable de St Blaise, patron des tailleurs de pierre. Un plan de 1550 la montre au centre du bourg et possédant une tour massive et fortifiée. Elle dut disparaître au XVIIème siècle. La reconstruction de l’église actuelle (à l’emplacement de la première chapelle érigée en 1150) commence en 1696. La flèche fut élevée en 1703 et la tourelle octogonale édifiée en 1772. Cette église fut construite sous le vocable de St Martin ; on ne sait pourquoi ce changement est survenu. L’édifice n’est pas détruit à la Révolution mais on y fabrique du salpêtre. En 2010, la tour de l’église a été restaurée par la municipalité.

Saint-Martin

Saint-Martin est un soldat romain. Un jour, celui-ci, donna à Amiens la moitié de son manteau à un mendiant. Jésus ne resta pas insensible à cet acte de générosité puisqu’il apparut la nuit suivante auprès du futur saint, vêtu du manteau en question. Ce fut le commencement d’une grande carrière ecclésiastique, basée sur le schéma classique apparition-vocation-béatification. Saint-Martin, devenu par la suite évêque de Tours, joua un rôle important dans l’évangélisation de la Gaule, et plusieurs milliers d’églises portent aujourd’hui son nom en France.

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